Mérules et autres champignons lignivores

 
 

Les mérules dans les constructions, s’attaquent aux bois, notamment aux charpentes et boiseries des maisons humides et mal aérées. Dans la majorité des cas, la mérule se niche derrière un doublage, d’où sa détection tardive.

La présence et le développement de la mérule sont généralement causés par des problèmes d’humidité dans le bâtiment, souvent à la suite d’un mauvais entretien, de dégâts des eaux ou d’erreurs de conception lors de réhabilitations (enduits étanches, obturations des ventilations, non-respect de l’équilibre originel de la construction).

C’est donc aux locataires, propriétaires, maîtres d’ouvrages et maîtres d’œuvre d’être vigilants, notamment lors des travaux de réhabilitation. Il convient pour cela de respecter le bon fonctionnement du bâti vis-à-vis de l’humidité, d’une part, en adaptant les éventuels travaux au mode de fonctionnement particulier du bâtiment et au comportement des occupants et, d’autre part, en surveillant et en entretenant régulièrement le bâtiment.

Quelles obligations ?

La loi Alur instaure un dispositif d’information, s’articulant autour des connaissances et des caractéristiques locales de développement du champignon. Il est organisé à partir du modèle déjà mis en place pour la lutte contre les insectes xylophages (termites) et l’état des risques naturels et technologiques.
Cette information est à double niveau : les mairies sont informées par les occupants de bâtiments de la présence de mérule, dès qu’ils en ont connaissance et en dehors de toute transaction immobilière et l’acquéreur est informé avant l’acquisition. Cette solution présente l’avantage de donner des informations en dehors des cas de changement de propriétaire.

Dès qu’il a connaissance de la présence de mérule dans un immeuble bâti, l’occupant de l’immeuble contaminé, ou à défaut le propriétaire, est tenu d’en effectuer la déclaration en mairie. Lorsque la mérule est présente dans les parties communes d’un immeuble soumis à la loi sur la copropriété, la déclaration incombe au syndicat des copropriétés.

Comme pour les termites, lorsque, dans une ou plusieurs communes, des foyers de mérule sont identifiés, un arrêté préfectoral délimite les zones de présence d’un risque de mérule. Cet arrêté est pris sur proposition ou après consultation des conseils municipaux intéressés. La consultation des conseils municipaux permet de prendre en compte les informations tirées des déclarations d’infestation faites en mairie.

En cas de vente de tout ou partie d’un immeuble bâti situé dans la zone délimitée par l’arrêté préfectoral, le vendeur doit fournir une information sur la présence d’un risque de mérule.

Ce dispositif d’information est annexé à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique de vente.

Il n'existe à ce jour pas d'arrêté préfectoral portant périmètre de lutte contre les mérules dans le département.

Comment se prémunir des mérules ?

Le ministère a réalisé , en partenariat avec l’agence nationale de l’habitat (ANAH), un guide de bonnes pratiques en réhabilitation visant à éviter l’apparition de la mérule pour accompagner les occupants d’un logement infesté.. Ce guide explique notamment que "les mérules ne peuvent pas infester une maison bien conçue et normalement entretenue".

 Consultez les guides:

Prévention et lutte contre les mérules dans l’habitat. -  recommandations pour une réhabilitation durable – 8 pages

Prévention et lutte contre les mérules dans l’habitat - informations complètes - recommandations pour une réhabilitation durable - 48 pages

Il n’y a pas de risque d’infestation pour la mérule, contrairement au termite, mais un risque de développement de proche en proche à partir d’un premier lieu de développement. L’enjeu de la déclaration des foyers est donc local.

Les spores de mérules sont présents sur tout le territoire et seules des bonnes conditions d’hygrométrie et de température garantissent l’absence de développement du champignon.

Comment trouver un professionnel compétent ?

La liste des entreprises certifiées CTBA+, compétentes pour réaliser les travaux de traitement curatif du bois, est téléchargeable depuis le site de l’organisme dédié à l’étude de la protection, du traitement et de la conservation du bois par les liens :

https://www.ctbaplus.fr/traiter/champignons-merules/biologie/

https://www.ctbaplus.fr/trouver-une-entreprise-certifiee/

Pour en savoir plus sur les mérules