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Sécurité et innovation // Des drones pour les forces de l’ordre et de secours dans le Morbihan

 

« Il y aura des zones où nous serons partout », a annoncé le 9 juillet dernier le préfet du Morbihan, Patrice Faure, lors de la présentation, sur la plage de Suscinio à Sarzeau, des deux drones qui seront utilisés par les pompiers, gendarmes et policiers du département pour lutter contre le trafic de drogue, traquer la délinquance routière, assurer la surveillance des manifestations ou participer à la recherche d'individus.

Si la loi ne permet pas actuellement d'utiliser les images et vidéos des drones à des fins judiciaires, « nous travaillons depuis un certain temps avec le ministère de l’Intérieur pour faire évoluer cette législation ", explique le préfet Patrice Faure. Il est certain que ce bond technologique est une arme de poids, comme ont pu l’être la radio ou Internet en leur temps ». Les missions pour lesquelles ces drones pourront être employés seront définies précisément avant la fin du mois de septembre par les services de la préfecture.

Les pompiers morbihannais utilisent déjà des drones depuis cinq ans. « Ils facilitent nos interventions pour les feux de forêt, le secours nautique et les recherches de personnes disparues », précise Gilles Dufeigneux, président du SDISService départemental d'incendie et de secours 56. Les deux nouveaux drones présentés jeudi dernier offrent pour les pompiers un bénéfice important : une autonomie quatre fois plus importante que leurs équipements actuels, ainsi qu’une portée largement améliorée, pouvant couvrir une distance allant jusqu’à 60km.

Ce contrat est qui plus est l’occasion pour les forces de l’ordre et la préfecture du Morbihan de mettre à l’honneur une entreprise locale puisque les drones sont fabriqués par la start up morbihannaise Drone Act à Malestroit. Le premier des deux modèles est un drone dissuasif qui permet d’assurer la présence des forces de l’ordre sur le terrain en servant d’agent perturbateur pour les trafics ou les rassemblements troublant l’ordre publics et ainsi « les disperser, se rapprocher d'eux et montrer que les services de l'État sont présents ». C'est essentiellement ce drone, doté de haut-parleurs, qui serait utilisé pour lutter contre le trafic de drogue. Le second, un drone furtif, permet quant à lui d'évoluer « à une altitude élevée ». Il est doté d’un imposant capteur permettant d’effectuer des zooms particulièrement précis et d’une fonction de « tracking » qui permet de suivre un individu déterminé et d’identifier ses faits et gestes.

Le coût d'une de ces machines de haute technologie est d'environ 20 000 euros et Drone Act les propose aussi à la location (200€ l’heure). Des membres des forces de l’ordre et du SDISService départemental d'incendie et de secours 56 seront formés au pilotage de ces appareils en vue de leur mise en service prochaine.

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